Pray For Guaino : le député sans-dent en voie de précarisation extrême

6 janvier 2017 source : croa.fr

Henri Guaino, qui était l'invité de LCI ce jeudi, s'est livré à une révélation étonnante...

Le député Les Républicains a avoué devant la France entière vivre dans une extrême précarité. Ce dernier ne gagne en effet que 5 100 euros nets mensuels, à peine de quoi tenir jusqu'au 21 de chaque mois. Le haut fonctionnaire peine à joindre les deux bouts, et s'explique en larmes sur le plateau de LCI.

« J'ai commencé ma carrière d'élu à 50 ans passé, donc à 50 ans passé vous avez des charges. J'habite à Paris. Je ne suis pas élu dans la Creuse ou en Corrèze, le train de vie que j'avais, même en le réduisant, il est plus lourd », a expliqué le candidat à la présidentielle avant d'ajouter : « On me demande si je trouve que les députés en France sont bien payés ; je dis que non. »

— Henri Guaino, député SDF.

En 2013, le presqu'énarque (3 fois recalé) appelait déjà au secours. Il avait notamment déclaré être « très mal payé »

Ses propos n'ont pas manqué de faire s'offusquer les mauvaises langues sur les réseaux sociaux, ces derniers ne réalisant visiblement pas la détresse de ce politicien sans le sou. 

Inconscients sans doute de la prison dorée dans laquelle il a été enfermé à son insu, ces mauvaises langues ignorent sans doute à quel point la vie d'élu peut être difficile. 

Si M. Guaino désire aller chez le coiffeur, par exemple, il doit jeûner pendant 2 mois pour réunir la somme de 10 000 euros nécessaire, comme l'a prouvé François Hollande, qui vit lui aussi, de peu, au-dessus du seuil de pauvreté. 

Et si par luxure ou par gourmandise, il lui vient à l'esprit de faire le moindre écart, comme s'acheter un pain au chocolat pour la récré de 11h00, il doit se résoudre à faire un prêt à la banque. Avez-vous la moindre idée de la difficulté pour obtenir un prêt à la banque lorsqu'on est politicien ? Non, bien sûr. Vous n'êtes pas politiciens, vous n'avez jamais vécu dans cette prison atroce et insalubre d'où un chauffeur passe vous tirer d'un sommeil roboratif pour vous emmener de force à l'Assemblée nationale, un repère de vampires assoiffés de sang. C'est bien plus facile de se moquer, n'est-ce pas ? 

Et bien puisqu'on aime la Vérité, on a décidé de jeter un œil au parcours de ce SDF.

Henri « No Pain No Gain » Guaino

M. Guaino, natif d'Arles, n'a pas vécu une enfance facile. N'ayant pas connu son père, c'est à sa mère (une modeste femme de ménage) et à sa grand-mère que revient la lourde tâche d'élever ce jeune garçon du Sud. Malgré un parcours de vie tragique, le jeune homme obtient une licence d'Histoire à l'université Paris-Sorbonne, ainsi qu'une maîtrise d'Économie appliquée à Paris IX (Dauphine). Il effectue ensuite son service militaire. À 23 ans, l'homme est formé aux armes et aux chiffres, qu'il manie avec dextérité ! Il décide alors d'infiltrer le Milieu : la politique ! Pour mieux la faire tomber, bien entendu, quitte à gagner une misère pendant des décennies ! Quel sens du sacrifice ! Quelle abnégation ! Vas-y chiale ou je te colle un pruneau !

Ses débuts dans le grand banditisme

Diplômé en Économie, son ascension dans le monde du crime est foudroyante ! Il est engagé par le Crédit Lyonnais dans la fonction d'économiste. Il devient également chargé de mission à la direction du Trésor, au ministère des Finances, et adjoint au secrétaire général du Club de Paris. On ne doute pas un instant que le pauvre hère se trouve déjà en grande difficulté sur le plan économique.

En 1988, il est chargé de réécrire les interviews de Chirac, alors en campagne présidentielle. Dans le cadre de son activité de maître conférencier à l'IEP de Paris, il est responsable de la Recherche finance au groupe Louis-Dreyfus, puis des activités Banque d'affaires et Gestion des participations, sans oublier sa fonction de chargé de mission auprès du PDG du groupe Mutuelle d'assurance des artisans de France.

Mais tout le monde le sait : le crime ne paie pas. Du coup, Guaino est obligé de voler des baguettes de pain chez la boulangère et de courir à toute vitesse se réfugier sous un pont, où il dresse chaque nuit une tente de fortune pour s'abriter du froid. Tout ça pour rester proche de ses origines modestes, tout en prenant soin, à l'occasion, de fréquenter le gratin du milieu afin d'éviter d'éveiller les soupçons.

Le jeune loup monte les marches du game et rencontre des personnalités du Milieu telles que Philippe Séguin, Charles Pasqua et autres pointures. L'arène politique s'intéresse à lui. Son plan se déroule sans accroc.

Le sans-dent est désormais présent à des postes influents, comme par exemple à la Cour des comptes, où il officie en tant que conseiller-maître. Il est également chroniqueur aux Échos et à La Croix. Tout cela à titre purement bénévole, bien entendu, ce qui n'arrange pas l'extrême précarité qui touche ce valeureux économiste.

Eurosceptique, il vote non au référendum français sur le traité de Maastricht en 1992, ainsi qu'en 2005, à l'occasion du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. En 2014, il affirme ne pas vouloir soutenir son parti pour les élections européennes en Île-de-France. En fin économiste, l'homme avait senti très tôt l'embuscade tendue par les européistes. Il fait partie du game depuis des lustres et sait pertinemment que l'Europe, c'est mauvais pour le business à son modeste niveau (par contre, au niveau au-dessus, ils se sont gavés !).

Alain Juppé lui demandera même de quitter l'UMP suite à ce malentendu. M. Guaino est en effet hostile à ce qu'il considère comme des dérives de l'Union Européenne sur le plan démocratique ou même quant au plan de rigueur imposé par Angela Merkel. Guaino dérange. Il est devenu ingérable, dangereux pour les affaires. Surtout que sa couverture a failli sauter, pour le coup. 

Qu'importe, ce n'est pas avec Juppé que Guaino compte s'allier pour détruire le Système de l'intérieur, mais avec le rebelle miniature Nicolas Sarkozy, dont il rédigea les discours dans le cadre de la campagne des présidentielles 2007. Guaino sera ainsi nommé conseiller spécial de Sarkozy, pour qui il continuera de jouer au ghost writer. Il sera également proche de Jean-François Coppé, expert en pâtisserie, qui l'investit député des Yvelines en 2012. 5 mois plus tard, Coppé reçoit le soutien de Guaino lors du congrès pour la présidence de l'UMP. Un échange de bons procédés qui dégoûte Guaino au plus haut point, mais nécessaire pour continuer à gravir les échelons du pouvoir, avec pour finalité de le détruire de l'intérieur. Le martyr de Guaino continue...

Thug Life

Guaino n'aime pas l'injustice, même s'il vit dans un microcosme où elle est omniprésente. Ainsi, lorsque le saint-homme Nicolas Sarkozy est inquiété dans le cadre de l'affaire Bettencourt, c'en est trop pour Guaino, qui déclarera au juge Jean-Michel Gentil qu'il a « déshonoré la justice »

Guaino connaît la loi du Milieu ; il sait que dans les affaires, la fidélité prime sur tout. Ainsi, lorsque Nicolas Sarkozy, le sauveur de l'humanité (et un peu des banques), qui avait pourtant déclaré arrêter la politique s'il était battu par Hollande en 2012, décide de se présenter aux primaires du parti Les Républicains en 2016 pour l'élection présidentielle de 2017, c'est un véritable déferlement de procédures judiciaires qui accablent l'ancien président. Guaino, lui, ne lâche pas son collègue, son ami, son camarrade ! It's for Life, Bro'

Plus récemment, en septembre 2016, il affirmait qu'il se présenterait à la présidentielle de 2017. Sans les signatures. Sur ses (minces) fonds propres, sans soutiens de taille et à la belle étoile, comme un clodo. Et ouais, c'est ça, le panache ! Tout ça pour détruire le pouvoir de l'intérieur avec à peine 5 100 euros par mois. Une misère, mais Guaino s'en fout. Il ne se plaint pas. Là où Monsieur ou Madame Toulmonde se limiterait à épargner quelques petits euros ici et là, M. Guaino s'apprête à vaincre le Système. 

Alors un peu de respect, mesdames et messieurs les nantis !

 





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